Un cadre déconcertant
A Ouaga, nombre de petits bars-maquis qui ne paient pas de mine le jour (mais alors vraiment pas) se transforment en lieu de fête et de réunions à la faveur de l’obscurité et le moins que l’on puisse dire est que les Ouagalais ne s’embarrassent pas d’un décorum très travaillé.

C’est ainsi que ce terrain vague où se trouve Isa, totalement à l’abandon (le terrain vague, pas Isa), devient une terrasse très prisée où consommer une grande Flag et des cacahouètes fraîches (goût étrange d’ailleurs, à mi-chemin entre la noisette et le pois fraîchement extrait de sa cosse), entre deux voies, au milieu des mauvaises herbes et des plaques de terre, sans cesse interpellé par des vendeurs ambulants, qui de mouchoirs, qui de cartes de téléphone, qui de fruits de saison (j’aime bien cette tournure, qui…, qui…), pour un moment malgré tout étonnament agréable et reposant.




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