Business Class (ou presque…)
A l’occasion d’un voyages d’affaires au Niger (limitrophe du Burkina), et suite aux déboires aéronautiques d’Isa lors de son déplacement au Mali, je choisis le bus pour rallier Niamey (la capitale, pour ceux qui chercheraient à acquérir une expertise quelconque dans les capitales…).
En Afrique, rien de plus pittoresque et formateur qu’un voyage sur route, en bus ou taxi-brousse pour appréhender un pays, son ambiance et aller à la rencontre de ses habitants. Il nous reste encore des souvenirs vivaces de transport en taxi-brousse au Bénin, à 20 au bas mot dans une 504 break, sans compter les cochons sur les genoux et les poules dans le coffre (à moins que ce ne soit le contraire).

Au final, 10 belles heures de bus, partagées avec l’inévitable et imposante mama qui dévore dès l’aube manchons de poulet, cubes de mouton grillé, oeufs durs, sandwich au corned-beef, sans discontinuer, à croire qu’elle souffre d’un grave déficit en protéines, empiétant à chaque (énorme) bouchée sur mon (maigre) espace.

un aperçu de ce que ma chère voisine mangeait à pleines mains devant moi, sur les coups de 8h du mat
A la frontière, elle passe le relais au non moins incontournable duo mère-bébé tour à tour agité et geignard, pleurnicheur et affamé. Ajoutez à cela les interminables arrêts visa, douane, gendarmerie, péage, police, dans un bus bondé, sans ventilation ni clim, en pleine chaleur, ce qui n’est pas un vain mot au Niger, et on se dit que l’avion finalement…

Pourtant, ca reste une belle expérience, à la vue des situations et des paysages traversés, dont voici un petit exemple, avec un hameau juste après la frontière nigérienne, lors de la 3eme pause douane.






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