Back to Basics
Comme de bien entendu, comment appréhender la véritable culture d’un pays, ses fondements, ses valeurs, sans se pencher très sérieusement sur sa bière ?
Au Burkina, la place de la bière est très importante comme vecteur de renforcement du tissu social, dans les maquis le soir, devant, au hasard, un match de foot.
Prédominent essentiellement la Flag et la Castel, deux bières d’envergure continentale, que l’on rencontre également au Bénin, au Togo, au Niger,…un peu partout, en format de 66 cl à en faire pâlir les allemands.
Cependant, chaque pays, par souci d’émancipation et par volonté le plus souvent politique, possède sa brasserie nationale qui propose de la bière tout aussi nationale.
Au Burkina on trouve ainsi une bière au nom d’entreprise de BTP des années 70, la Sobébra, ainsi que la Brakina, née lors de la révolution Sankariste des années 80, où le Burkina devait développer des moyens de productions propres. Vœu pieu compte tenu de la situation géographique du pays, mais c’est une autre histoire.
Je pense d’ailleurs qu’un petit lien vers Thomas Sankara ne serait pas de trop pour combler vos lacunes historiques.
Pour en revenir à la bière, le nom de la bière Nigérienne est particulièrement savoureux. Enfin, savoureux. Bon, disons que l’anecdote est marrante : Lors de la dépression financière au Niger dans les années 80, les fonctionnaires durement frappés par la crise de liquidités du gouvernement n’étaient plus payés que sporadiquement. Face à cette baisse de pouvoir d’achat, les brasseries nationales ont donc sortis une bière de 48 cl, plus petite donc moins chère pour les Nigériens amateurs de bière. Son origine économique nous rappelle son nom actuel, la Conjoncture.





tiens c’est drôle, au sénégal ils avaient aussi la FLAG, mais la vraie star c’était la locale : LA GAZELLE, avec aussi un design d’étiquette des 70’s… la grande classe quoi.