Délestage
Depuis quelques jours, il devient difficile de travailler à Ouaga : le retour en fanfare de la chaleur s’accompagne de coupures de courant récurrentes dans toute la ville, selon un programme visiblement très bien organisé.
A la maison, c’est entre 12 et 15 heures qu’il n’y a pas d’électricité. Au bureau, le problème est moindre puisque la localisation géographique de Giganet, dans la City ouagalaise (sans exagération aucune) fait que l’approvisionnement est assuré, de même qu’autour de la présidence, et de la RTB. Les priorités sont bien visibles…

pourtant, les installations sont nickel. difficile de comprendre comment un jour il y a 220 V, le lendemain 36 et le surlendemain 448…
En revanche, la majorité des quartiers populaires ou simplement excentrés peuvent continuer de se brosser, ce qui ne sert à rien en ce qui concerne le courant. Exception faite des entreprises équipées de lourds, vieux et coûteux générateurs.
Le délestage est donc cette activité qui consiste à réguler les différences entre conso et production. Ici, la régulation est imposée…
Cela fait déjà un mois que les problèmes ont commencé, avec une pièce défectueuse, mais seulement depuis mardi que la problème est devenu incontournable. La majorité des activités quotidiennes ne sont que modérément affectées: après tout, la majorité des gens travaillent sans électricité, sans informatique. Sans ventilo, c’est autre chose quand même…
La SONABEL vient seulement de recommencer la pièce en question, d’une valeur de 2500 euros, se justifiant sur le retard, l’organisation catastrophique et les péripéties d’acheminement dans la presse, jusqu’à annoncer le numéro de vol du préposé à la pièce en stand by à Paris. Vivent les démarches administratives au Burkina.…

bon, au bureau, y’a pas d’eau non plus en ce moment, mais c’est encore une autre histoire…




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