Brèves de comptoir
Conformément aux prévisions, nous sommes allés prendre le thé avec nos voisins, qui nous ont d’office reprochés de ne pas venir plus souvent.
C’est vrai que c’est un moment très agréable, très simple et familial : cette vaste famille habite dans une non moins vaste mais modeste concession, où s’entassent à priori une vingtaine de personnes, et de nombreux enfants.
Le soir est un moment privilégié où chacun se réunit autour du rituel du thé à l’africaine, ce petit thé très sucré préparé méticuleusement par le fakir, et qui tourne de banc en banc, très lentement.
C’est l’occasion idéale pour aborder de nombreux sujets de société, la vie chère évidemment et la difficulté de trouver un travail, la politique, la succession de Blaise, la faiblesse d’une opposition de façade entretenue par le parti au pouvoir, les coutumes familiales, le football bien sûr. On y gagne des invitations formelles à revenir boire le thé, le dolo prochainement, ainsi qu’à aller à Réo, leur village d’origine, champion du monde toutes catégories du porc au four.
On y apprend un paquet d’expressions locales qu’on oublie malheureusement dès le lendemain, mise à part celle là : « quand on enterre la vieille, on enterre aussi ses pieds », pour signifier que, tant qu’à faire quelque chose, autant le faire bien.
On y croise encore le sosie de Marcel Desailly, et on y apprend pourquoi un des anciens est appelé au choix Fidel Castro, Général de Gaulle, ou Lagaffe.
Chaque génération est représentée, des enfants qui papillonnent partout aux vieux qui ont déjà tout vu, cohabitant naturellement en attendant l’heure d’aller se coucher.
On devrait sans doute venir plus souvent, mais Isa semble avoir commis l’irréparable en leur offrant un gâteau à peine comestible pour les remercier de leur invitation…

c’est joli des flamboyants, non??




Je vois pas le rapport entre le flamboyant et marcel dessailly?