Comme à la maison…
Aujourd’hui aussi, c’est la grève dans les écoles. En fait, ça fait 3 jours qu’elle dure, toujours une conséquence de la vie chère.
Cette fois, ils sembleraient que les organisations réclament plus la libération de leurs leaders, toujours enfermés, un à Bobo, un à Ouaga, à la fameuse MACO, prison fort sympathique sur laquelle j’ai vu un petit reportage qui fait un peu froid dans le dos.
Finies les mobilisations générales d’il y a quelques mois, même si les soldats protègent toujours les établissements susceptibles d’être attaqués, mesure uniquement dissuasive, et même si la vie chère reste, à défaut du riz, dans toute les bouches.
Le travail continue comme si de rien était, naturellement, acceptant la situation avec résignation.
C’est vrai que depuis quelque temps on voit quand même se multiplier les mendiants, ou les gens qui viennent réclamer un peu d’aide, pour soigner telle ou telle maladie, pour un peu d’essence, pour retourner au village.
C’est vrai que le thème du manque d’argent, de travail, d’opportunité, de solutions est présent dans toutes les bouches, de plus en plus régulièrement.
Malgré le dénuement des villages, c’est bien la ville qui souffrira le plus de la vie chère sur le long terme, et c’est des zones urbaines que viendront les éventuels débordements si la situation venait à perdurer. Ici, la nourriture est encore plus chère, les habitudes alimentaires moins simples, et un paysan a fort logiquement plus de chances de se nourrir qu’un citadin oisif…




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