Morne saison?

Le retour à Ouaga se fait doucement, initialement astucieusement programmé pour assister au sacre de l’équipe de France à Ouaga et non dans l’avion.…

Contrairement à un retour de vacances classique, ici, pas d’amertume, ni de regret ou de traîne-les-pieds à l’idée de retourner au travail.

D’abord en raison d’un challenge professionnel renouvelé pour les mois qui viennent, que ce soit pour Isa ou pour moi, mais aussi par toutes les choses que l’on redécouvre et retrouve avec plaisir à Ouaga, désormais clairement ancré (ancrée ? Ouaga est-il ou elle une ville féminine ?) dans la saison des pluies.

Le déroulement est toujours le même, prévisible comme dans une comédie romantique américaine (ou française, après tout):

Une pluie que l’on voit venir de loin, annoncée par des variations de températures rapides, d’abord une montée de chaleur étouffante, humide, lourde, puis un soudain rafraîchissement précédant des tourbillons de poussières et un vent vicieux, surtout en moto. Pour autant, les premières gouttes restent surprenantes, chaudes, tropicales et d’une grande violence.

Les 6 mètres entourant la maison témoignent avec force du passage de la pluie : les chemins sont totalement souillés, bosselés, à la limite du praticable,(surtout en tongs).

Les quartiers non lotis de Ouaga, ces zones où le goudron n’existe pas, où les maisons faites de banco vacillent, où la salubrité est déjà limite en saison sèche souffrent évidemment beaucoup de plus de cette période : l’eau ne s’évacue plus des rares égouts et croupit au milieu des déchêts, les odeurs montent lorsque la chaleur revient, car saison des pluies, malgré un redoux évident des températures, n’est pas synonyme de fraîcheur permanente.

A notre niveau, très privilégié, cette saison s’accompagne aussi de ses contrariétés: de régulières coupures d’eau et d’électricité, très handicapantes quand on y est naturellement habitué, et d’autant plus quand on travaille de chez soi, sans générateur, et de la recrudescence des moustiques qui vivent leur saison préférée, et tout dernièrement d’une énorme fuite d’eau dans la cuisine, dûe à l’accumulation de saletés sur le toit.

oui, je sais, on se rend pas compte que le toit était totalement couvert de saletés et que la cuisine avait 4 cm d’eau. (bon, 2, mais quand même)

~ par cisco19 le 9 juillet, 2008.

3 Réponses to “Morne saison?”

  1. NDLR : à la 2e ligne du 7e paragraphe, vous voudrez bien lire “… faites de (feu) banco…”. Un peu de rigueur, mon çois, stp.

  2. je pense que ton analyse est fausse et tu est se genre de blancs qui vehicule la mauvaise image de l afrique se quatier que tu a montrer ya pas que ca ouaga ya des luxueux quartier qui na rien na avoir avec quartier de certains pays europeens alors ya ouaga 2000 ya bien d autre quartier pourquoi tu les montre pas tu veux toujour croire aux occidentaux qui no pas la chance de visiter l afrique que nous dormons toujour sur des arbres quel est utilite de ton blog saboter le burkina pouquoi tu te rend pas dans le val de marne en france pour faire un reportage sur les roms roumains qui vive dans des conditions deplorable dans des maisons de cartons avec des enfants alors qu il fait 0 degre dans un pays qui se dit developpe comme la france des sans abris sans domicile fixe pourquoi tu montre pas ses images sur ton blog merci arretez ca ce temps est revolu merci

  3. en effet, il y a Ouaga 2000, et tous les quartiers de Ouaga ne sont pas si précaires et insalubres. mais ils existent quand même.

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