Fléau
Plus que jamais les mois de septembre et d’octobre sotn venus rappeler douloureusement que le paludisme reste bel et bien le fléau numéro un de l’Afrique, à mon sens loin devant le SIDA, qui, malgré l’incurie de quelques dirigeants ( bonne chance à l’Afrique du Sud…), voit ses taux de prévalence diminuer régulièrement et les initiatives se multiplier, autant locales qu’internationales.
Le palu, aussi meurtrier soit-il (1 à 3 millions par an difficile à quantifier compte tenu des maladies périphériques qui l’accompagne), ne bénéficie pas de la même fenêtre médiatique et du même intérêt de l’occident simplement peut-être car on le l’attrape pas « chez nous ».
Ce mois-ci, rien que dans notre entourage, au moins 10 personnes sont tombées malades, que ce soit des amis expat’ ou des amis locaux, et notamment deux enfants en bas âge, nettement plus fragiles.
Je vous invite à toucher rapidement du bois, Isa et moi n’avons pour l’instant rien à signaler après 16 mois de présence…
L’avantage de tomber malade ici est que le diagnostic est fait facilement, puisque c’est la maladie à laquelle on pense par réflexe, comme un rhume ou une grippe aux effets dévastateurs par chez nous. Le problème est que les coûts de traitement sont toujours difficiles à prendre en charge, notamment pour Fati, condamnée à payer 12 000 CFA (18 euros) pour soigner Mohamed, son fils d’un an à peine.
Sans sécu, sans mutuelle, sans aide, même les tarifs très bas du dispensaire sont tout de suite très lourds à supporter…
D’ailleurs, pendant les 30 secondes que vous avez mis à lire ce post, un enfant est mort du palu.




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