Tellement simple

Ce week-end, au lieu de s’échiner à effectuer une traduction impossible sur les méthodes de tissage au Burkina et la manière d’organiser au mieux la filière, Isa et moi avons préféré quitter la poussière ouagalaise (et oui, à peine la saison des pluies terminée que la poussière et la chaleur reprennent leurs droits, et ce,sans répit), et aller bivouaquer en brousse.

Nous avons choisi le barrage de ZIGA, principale réserve d’eau de Ouaga, à 30 bornes à peine de la capitale comme site de camping sauvage, pour partir avec quelques amis entre moto et 4×4. Ca nous a permis de voir un barrage impressionnant, indispensable pour combler les besoins grandissant en eau d’une ville comme Ouaga, qui grandit démesurément et anarchiquement. Ziga est ainsi l’exemple type d’une ville champignon, bâtie à partir de rien, et autour de rien, sinon quelques villages épars aux alentours et qui vit par l’activité liée au barrage et les agents de l’ONEA ( Burkinabè des Eaux) qui y travaillent  .


Malgré une arrivée de nuit par manque flagrant d’organisation ( combien de poitrines de porc fumée ?), la soirée ne fait que rappeler combien il est agréable de dormir à la belle étoile, au coin du feu, près du barbecue et de la glacière (ô combien indispensable, la glacière). La nuit sous les étoiles (parfois filantes) et la moustiquaire, à l’air quand même frais (près du barrage, après tout),  dans un silence de cathédrale, rappelle qu’il y a une vie après les maquis (toujours la glacière) et le coupé décalé.


Surtout le matin, à l’aube, quand les villageois des alentours nous accompagnent dans le dur réveil, à se demander ce que peuvent bien faire des Nassara dans ce coin perdu, où lors du petit déjeuner improvisé au bord du lac, espionné discrètement par des bandes de gamins qui espèrent que nous laisseront jusqu’à un mégot de cigarette (triste, mais vrai…). Surtout quand c’est seulement le matin que l’on croise nos voisins les scorpions.

les bouteilles de bière ne sont évidemment là que pour tenir les coins de la moustiquaire.

Assurément à refaire, dès que possible, d’autant plus que personne n’était là pour gâcher le silence par un quelconque bœuf spécial Jean-Jacques Goldman…


~ par cisco19 le 4 novembre, 2008.

Une réponse to “Tellement simple”

  1. Quelle escapade charmant : scorpions, moustiquaires dans la brousse, mais qui à l’air tellement vivante !
    Gros Bizoox à toi Isa et passe le coucou à François, On a hate de vous revoir !

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