Bonnes Fêtes (en retard) from Ouaga
Notre décision de rester à Ouaga pour les fêtes était motivée par plusieurs raisons : d’abord, garder la possibilité de prendre quelques vacances dans la région (ca, c’est fait, avec les plages et maquis ivoiriens…), mais aussi découvrir comment se passent ici les célébrations.
La première remarque est que la religion diminue considérablement l’impact de Nöel ici, puisque la véritable fête de la majorité des Burkinabè reste la Tabasky, début décembre, qui donne lieu à d’énormes réunions familiales.
Nöel est respecté mais pas fêté par les familles musulmanes, par manque d’habitude autant que de moyens.
Malgré cette atmosphère en demi-teinte, les petits vendeurs des rues tentent malgré tout de profiter de la situation en essayant de refourguer des chinoiseries de Nöel : sapins en synthétiques, père Nöel gonflables, guirlandes colorées qui envahissent les feux tricolores, les croisements,…

Ouaga compte malgré tout une forte minorité catholique qui ne manque pas d’aller assister à l’office de Noël, avec assiduité, avant de se rendre entre amis profiter du reste de la soirée autour des sempiternelles bières et bouteilles de liqueur.

Le réveillon de Noël en lui-même s’est passé entre amis, au milieu d’une orgie de nourriture africaine, à peine perturbée par quelques spécialités bien françaises que nous avions apportées pour marquer le coup. Autant dire que quelques toasts de saumon ne pèsent pas bien lourd face à 20 poulets, de la soupe de queue de bœufs ou de tête de poisson, ou même du Tô sauce feuille.
La journée du 25 est paradoxalement la plus chargée, pas pour déballer les cadeaux, mais pour rendre visite aux voisins, aux amis, accueillis à chaque fois par un plat et un verre, qu’il est évidemment impossible de refuser…




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