Si chez nous, on peut invoquer le fameux « Entre ici, Jean Moulin », au Burkina, la reconnaissance envers les grands héros nationaux est moindre… Le contexte politique y est évidemment pour beaucoup.

Ce matin en effet, accompagnés par un ami membre du parti sankariste, nous sommes allés visiter la tombe du Capitaine Thomas Sankara, assassiné ainsi que 12 témoins (journalistes, ministres, militaires et civils mélangés) le 15 octobre 1987.


Les restes de l’ex-président du Faso, puisqu’il ne s’agit pas d’autre chose devant l’ampleur des dégâts infligés au corps, ont été enterrés à la va-vite le lendemain matin, dans un cimetière abandonné aux confins de la ville, dans la plus grande clandestinité, en raison des craintes de soulèvement populaire (sans doute justifiées) du nouveau chef de l’état, Blaise Compaoré, toujours en poste aujourd’hui, mais alors planqué à l’aéroport et prêt à partir en cas de besoin.

La visite de ce lieu hautement symbolique laisse un goût étrange et un sentiment irréel, au milieu des chèvres et des mauvaises herbes qui poussent sur la tombe du plus célèbre des burkinabè.

20 ans aprè, par le biais du parti Sankariste, la lutte pour les idéaux de Sankara continue, et son souvenir vit encore, 21 ans après sa mort.



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~ par cisco19 le 4 janvier, 2009.

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