En vrac !!
Après presque deux mois d’absence (honteuse et injustifiée), voici quelques articles pour compléter et boucler ce blog, sur quelques éléments, quelques lieux, quelques aventures qui me tenaient à cœur avant d’en finir avec ouagadounews.
Bani, par exemple, une ville extraordinaire, perdue sur le chemin du Sahel, qui abrite en son sein la traduction matérielle des visions d’un prophète, berger illettré, encore vivant, et qui a appris et maitrisé les Ecritures lors de séjour dans la brousse, seul avec ses chèvres et ses vaches.

Bani compte ainsi 7 mosquées qu’il a vue en rêve et que ses disciples nombreux s’empressent de construire lors de grands pèlerinages.
Certaines sont détruites, d’autres tiennent debout, malgré l’ultime sacrilège : elles ne sont pas orientées vers la Mecque comme le veut la tradition musulmane. Le prophète de Bani ne l’a pas vu ainsi dans ses interprétations.

ca rappelle étrangement Bagan, en Birmanie, cette capitale royale d’où ne subsistent que les édifices religieux, au milieu d’une terre aride. (fin de la parenthèse prétentieuse)
Bani reste donc un haut lieu de l’Islam au Burkina et même au-delà, mais ne compte malgré tout pas la moindre arrivée d’eau. Un seul puits fournit en eau le village entier, près de 10 000 habitants sur une aire très étendue, et aride…

de retour du fameux puits, dans les ruelles de Bani
Au rythme où vont les forages au Burkina, cela reste à mon sens une énigme… Mais les voies du Prophète doivent également être impénétrables…



